Quand un PLU impose une pyramide : le projet Kéops dans l’Yonne
Dans mon métier, je passe beaucoup de temps le nez dans les Plans Locaux d'Urbanisme (PLU). C'est souvent instructif, mais parfois, c'est tout simplement absurde.
Il y a quelque temps, sur un projet dans l'Yonne, le règlement imposait une pente de toit à 35° minimum, même sur une maison de plain-pied assez carrée. Après échange avec la mairie, la contrainte était formelle : pas de dérogation possible.
Une architecture digne des "Dix Commandements"
En modélisant la maison avec ces 35°, je me suis retrouvé avec une toiture deux fois plus haute que les murs eux-mêmes. Le résultat était si improbable qu'il m'a rappelé les décors des Dix Commandements des années 50. Visiblement, les auteurs de ce texte n'avaient pas vraiment visualisé l'effet "3D" sur une telle emprise au sol avant de le valider.
La réponse par l'image
Plutôt que de me lancer dans une bataille d'arguments perdue d'avance, j'ai préféré pousser le concept jusqu'au bout pour illustrer cette aberration : j'ai ajouté un fronton, des colonnes, et j'ai même gravé "KÉOPS" sur le muret.
C'est, bien sûr, une blague. Mais c'est surtout ma manière de pointer du doigt, avec humour, ce que donne une application mécanique des règlements d'urbanisme sans aucune réflexion architecturale.
En pratique
Je ne suis pas là pour prétendre changer le PLU ou me revendiquer expert en droit administratif ; je suis parfois autant surpris que vous par certains articles de loi. Mon rôle, c'est de traduire vos envies et les règles de votre mairie en plans concrets et en imagerie 3D. Parfois, cela demande simplement de mettre en évidence ces incohérences pour trouver une issue plus cohérente.
Si vous avez un projet et que vous cherchez quelqu'un pour dessiner vos plans et monter vos dossiers avec lucidité, n'hésitez pas à faire un tour sur le site pour voir mes autres réalisations.
